Voici la suite de la première partie pour vous souhaiter la bienvenue sur mon blogue.

Quelques jours plus tard, je découvre le courrier de l’ambassade dans ma boîte aux lettres. Un questionnaire de plusieurs pages ainsi que de la documentation sur le Canada.

C’est tout à fait réalisable ! Mon rêve deviendra réalité. Je ne lâcherai pas.

Je découvre qu’à partir de l’envoi du dossier à l’ambassade, 9 à 12 mois sont nécessaires pour le Québec et de 3 mois à 6 mois pour immigrer en Ontario. Humm… voilà qui est intéressant.

Début septembre, je prends donc l’avion pour Hamilton, Ontario, où je logerai chez des Canadiens, avec lesquels j’ai créé des liens lors de ma première visite au mois de juin. Ils me présentent des Européens installés à Toronto depuis plusieurs années. Ils me parlent de leur expérience en tant qu’immigrants, répondent à mes nombreuses questions. Nous visitons des quartiers résidentiels. Je rencontre des amis d’amis et de fil en aiguille, j’apprends, j’évalue, je mesure et je révise mon plan d’action.

Tout au long du processus d’immigration, le réseautage m’a été très profitable dans l’avancement de mon projet.

Je ferai un aller-retour Toronto-Montréal-Toronto, en train, avant de reprendre l’avion pour Bruxelles. Je loge dans un Bed and breakfast près du boulevard Saint-Laurent. En marchant, je découvre des petites boutiques, des parcs et des bistros très sympas. Je suis curieuse, je vérifie mes connaissances, je pose des questions, j’écoute des Montréalais de tous horizons.

Je retrouve ces beaux sourires restés gravés dans ma mémoire.

Je suis H E U R E U S E.

 

Montréal, WAW ! Quel bon feeling après la cohue d’une grande ville comme Toronto ! Voyage d’étude terminé, je profite du vol de retour pour faire le point. Si je fais ma demande d’immigration pour l’Ontario, avec un peu de chance, je serai résidente permanente au Canada au printemps 1990.

De retour en Belgique, je renvoie la demande d’immigration dûment remplie, sans tarder, ayant l’idée féroce de passer Noël et le Nouvel An dans mon nouveau pays d’adoption. Je m’y vois déjà.

En attendant LA réponse, mes engagements professionnels remplissent mes journées. Je ne change rien à ma façon de vivre, sauf que je me prépare mentalement au changement qui m’attend de l’autre côté du monde.

Le 20 octobre à 11 h 35, un coup de fil de l’ambassade du Canada, m’invitant à leurs bureaux pour une entrevue prévue le 23 octobre à 10 h.

Pendant les deux jours qui ont suivi cette invitation, j’ai visualisé l’entretien, j’ai relu les documents, j’ai marché en compagnie de Jules et Kalif (mes chiens), j’ai mangé, j’ai bu, j’ai dormi; j’ai visualisé l’entretien, j’ai relu les documents, j’ai marché…

Ce fut le week-end le plus long de ma vie.

(Fin de la deuxième partie)