Voici la suite de la deuxième partie pour vous souhaiter la bienvenue sur mon blogue.

Une commissaire à l’immigration, sourire aux lèvres, vient me chercher dans la salle d’attente. Dans son bureau, elle me demande de lui remettre, comme convenu, tous les documents originaux pour vérification pendant notre conversation.

Nous amorçons une discussion très amicale. Elle me demande pourquoi je désire m’expatrier au Canada étant donné mon succès professionnel en Belgique.

  • « Je suis née au mauvais endroit. Ça fait longtemps que je le sais. En visitant le Canada, le sentiment d’appartenance à ce pays est si fort que je veux y vivre jusqu’à la fin de mes jours. »

Des questions plus techniques ont complété cet entretien, finalement, bien plus agréable que ce que j’avais imaginé.

À la fin de celui-ci, la dame ouvre le tiroir de son bureau et me dit :

  • « En ce qui me concerne, tout est correct. Vous devez maintenant passer un examen médical chez un médecin agréé par Immigration Canada, dont voici la liste. Si les tests révèlent votre bonne santé, vous aurez un an à partir de la date d’aujourd’hui pour entrer au Canada en tant que résident permanent. »

Oh boy ! Suis-je en train de rêver ? Je vérifie à savoir si j’ai bien compris. Et non, je suis bien réveillée. Ah ! J’avais à nouveau la maîtrise de la situation.

Depuis une cabine téléphonique publique, j’appelle le cabinet de médecin le plus proche de l’ambassade. Une demi-heure plus tard, je me trouve devant le docteur en médecine qui m’explique la procédure. En quittant le cabinet, je me dirige vers une clinique pour une radiographie des poumons. Dépistage de la tuberculose. Après quoi mon dossier est envoyé à l’ambassade du Canada à Paris pour la décision finale.

Voilà, mission accomplie !

Dans la matinée du 19 décembre 1989, je reçois un appel téléphonique de la commissaire à l’Immigration Canada.

  • « Bonjour, madame Tassignon. L’autorisation pour votre résidence permanente est disponible à partir de maintenant. Veuillez vous présenter avec votre passeport à votre meilleure convenance.

 

  • « D’accord. J’arrive ! »

Trop excitée pour conduire, je prends un taxi jusqu’à l’ambassade du Canada. Mon passeport ne m’avait pas quitté depuis mon dernier rendez-vous avec le service de l’immigration. L’employée de l’ambassade agrafe le document d’immigration dans mon passeport belge, et me dit :

  • « Bienvenue au Canada, madame Tassignon. »

Je saute dans le taxi qui m’attend à la porte pour me diriger vers l’agence de voyages habituelle. Le billet d’avion est prêt.

Le 23 décembre 1989, je débarque à l’aéroport de Hamilton où je suis attendue pour y passer les fêtes de fin d’année. Je retourne en Belgique en janvier 1990 avec, en poche, les documents officiels de ma résidence canadienne.

Quelques mois plus tard, je m’installe au Québec, dans les Laurentides. Les grands espaces, les forêts, les lacs sont ma réalité de tous les jours.

Ce qui m’amène à dire : quand on veut, on peut !

Arrêtez de courir après votre rêve, attrapez-le !